L'Institut IECM et son fondateur
Sortir de son corps n’est pas un acte de foi : c’est une expérience qui obéit à des règles, qu’on peut apprendre à connaître et à maîtriser.
L’IECM, Institut International des États de Conscience Modifiés, s’est donné pour mission de transmettre cette connaissance avec méthode plutôt qu’avec croyance.
Derrière l’institut, un homme : ingénieur de formation, qui pratique le voyage astral plus de 45 ans et a choisi d’attendre le bon moment pour enseigner ce qu’il a mis une vie à comprendre.
Le fondateur
Qui est Claude Gattuso ?
Claude Gattuso est ingénieur, diplômé de l’Institut National Polytechnique de Grenoble en 1987, puis titulaire deux ans plus tard d’un Master of Science obtenu au Rochester Institute of Technology, aux États-Unis. Cette double formation lui donne une méthode de travail qu’il n’a jamais quittée depuis : observer, tester, vérifier, avant de conclure quoi que ce soit.
C’est cette rigueur qu’il met ensuite au service de la Banque de France, où il travaille pendant plusieurs années à la fabrication des billets — un domaine qui ne tolère aucune approximation. Il participe notamment aux travaux liés à la conception de l’euro, mis en circulation en 2001. On ne fabrique pas une monnaie sur la base d’une intuition : chaque étape y est mesurée, contrôlée, reproductible d’un billet à l’autre. C’est une exigence qu’il conservera pour tout ce qu’il entreprendra ensuite.
En 2004, il change de vie et prend la direction d’une pharmacie, qu’il dirigera pendant 22 ans, jusqu’en 2025. Ces deux décennies passées au contact direct du public lui apportent autre chose que la précision technique : le sens de la responsabilité envers autrui, l’écoute quotidienne, l’habitude de répondre avec sérieux à des questions personnelles et parfois délicates, sans jamais se départir d’un cadre professionnel.
De l’ingénieur au pharmacien, en passant par la Banque de France, un même fil conducteur traverse ce parcours : une formation à l’analyse et à la vérification, pas à l’adhésion spontanée. C’est ce parcours, plus que toute autre chose, qui explique la façon dont Claude Gattuso aborde aujourd’hui le voyage astral — non comme un objet de croyance, mais comme un champ d’expérience qui, à force d’observation patiente, finit par révéler ses propres règles.
La découverte du voyage astral
Tout commence en 1979. J’ai seize ans, je suis au lycée à Annecy, et dans la cour de récréation, un ami me parle d’un livre extraordinaire : un ancien lama y raconte qu’on peut quitter son corps pour voyager, voler même, sans limite physique. Je ne connais rien au sujet, mais l’idée ne me lâche plus. Dans la semaine, je trouve l’ouvrage dans une librairie de la rue Carnot : Le 3e Œil, de Lobsang Rampa. Je le dévore, puis j’enchaîne avec Les Secrets de l’aura, puis toute la collection. J’en ressors avec davantage de questions que de réponses, mais une certitude : ce qui est décrit là mérite d’être vérifié, pas simplement cru sur parole.
Mes premières tentatives, avec la technique décrite dans ces livres, donnent des résultats aléatoires. Je m’entraîne sérieusement, mais la méthode est sommaire, et je le comprends déjà à l’époque, avec le peu de recul que j’ai alors.
Le vrai tournant a lieu en 1983, toujours à Annecy. Sur un présentoir de trottoir, devant une librairie, je tombe sur le Guide pratique de la sortie hors du corps, de Denning & Phillips. C’est la première méthode qui fonctionne vraiment pour moi. Je reprends mes expérimentations, avec des résultats sans commune mesure avec les précédentes.
Quelques années plus tard, je découvre La projection du corps astral, de Sylvan Muldoon et Hereward Carrington — publié pour la première fois en 1929. C’est, à ce jour encore, l’étude la plus complète et la plus détaillée que je connaisse sur le monde astral proche du plan physique.
Entre 1994 et 1996, l’arrivée d’internet auprès du grand public change tout : je peux enfin mener une recherche à l’échelle mondiale, depuis chez moi. C’est ainsi que je découvre les ouvrages de Robert Monroe, qui raconte ses propres expériences sans en détailler la méthode — mais qui indique, en fin de livre, l’adresse de l’institut qu’il a fondé en Virginie. Je les contacte, j’apprends qu’ils dispensent des formations sur place, et je pars suivre le stage Gateway en septembre 1997, puis Guidelines en septembre 1999. Cette formation, construite autour des sons binauraux, reste une étape marquante de mon parcours personnel de l’époque — sans être la méthode que j’utiliserai plus tard pour enseigner à mon tour.
Ces années de recherche m’amènent à lire plusieurs dizaines d’ouvrages supplémentaires sur le sujet, jusqu’à ce que je cesse d’y trouver quoi que ce soit de véritablement nouveau. De la découverte adolescente à cette formation américaine, ce n’est pas un engouement passager qui m’a porté, mais une quête méthodique — vérifier, comparer, recommencer — qui allait, bien plus tard, devenir la matière première de l’IECM.
Le chemin vers la fondation de l’IECM
Fonder l’IECM n’a pas été un déclic. C’est une conviction qui s’est construite pendant des décennies, et que j’ai délibérément retardée jusqu’à ce que plusieurs conditions, personnelles et professionnelles, soient réunies.
Il a d’abord fallu que ma carrière se termine — je l’ai arrêtée à 62 ans et demi — et que celle de mon épouse s’achève à son tour. Il a fallu que nos enfants soient devenus grands, que nous ayons les moyens financiers nécessaires à ce projet, et surtout, que j’aie atteint une maturité suffisante pour ce que je voulais entreprendre : non pas seulement pratiquer les sorties hors du corps, mais être capable de comprendre et d’expliquer ce qu’est réellement le monde astral, ses règles, son fonctionnement.
Cette maturité, je la dois en grande partie à une frustration accumulée sur des années, au fil des formations que j’ai suivies ailleurs. Elles expliquaient tant bien que mal comment sortir de son corps. Rarement pourquoi. Et presque jamais ce qu’est, concrètement, le monde astral une fois qu’on y est — parce que ceux qui les dispensaient n’avaient souvent pas l’expérience nécessaire pour aller plus loin, et laissaient chacun errer dans le labyrinthe de ses propres conclusions.
« Un jour j’expliquerai ce qu’est l’astral, mais moi je le montrerai ! »
Il manquait encore un dernier élément, plus récent : l’arrivée de l’intelligence artificielle, qui rend aujourd’hui possible ce qui aurait exigé, il y a seulement quelques années, des moyens hors de portée pour un projet porté seul. C’est elle qui a transformé une conviction ancienne, mûrie depuis l’adolescence, en projet enfin réalisable.
Alors seulement, une fois toutes ces conditions réunies les unes après les autres, j’ai pu me lancer. Non pas pour ajouter une formation de plus à celles qui existent déjà, mais pour transmettre ce qu’aucune d’entre elles, à ma connaissance, n’avait pris le temps de vraiment expliquer : ce qu’est le monde astral, au-delà de la seule technique pour y accéder. C’est cette exigence-là, plus que toute autre, qui donne son sens à l’IECM.
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2. L'institut et sa méthode
La mission de l’IECM
La mission de l’IECM tient en une phrase : transmettre un savoir accumulé sur 46 ans de pratique, pour que personne n’ait à repartir entièrement de zéro.
Cette transmission ne se limite pas à enseigner comment sortir de son corps. Il s’agit d’expliquer ce qu’est réellement le monde astral : ses règles, son fonctionnement, ses constantes — ce que l’expérience, répétée dans le temps et confrontée à celle d’autres pratiquants, permet d’établir avec une certaine régularité.
Beaucoup de formations s’arrêtent à la seule technique de sortie. L’IECM va plus loin : donner les repères nécessaires pour comprendre ce que l’on rencontre une fois hors du corps, plutôt que de laisser chacun interpréter seul une expérience qui, sans cadre pour la lire, peut rester déroutante, voire inquiétante.
C’est cette exigence de compréhension, et non la seule maîtrise d’une technique, qui distingue la démarche de l’institut de ce qui se fait ailleurs.
Une méthode, pas une croyance
Une sortie hors du corps reste, par nature, une expérience subjective : personne ne peut la vivre à la place d’un autre, ni la mesurer de l’extérieur. Mais l’observation répétée de cette expérience — la sienne, et celle de nombreux autres pratiquants à travers de multiples ouvrages de référence — fait apparaître des constantes : des règles qui reviennent, quel que soit celui qui les vit. C’est cette régularité, observable et comparable, qui permet de parler de méthode, et non de simple croyance.
L’approche de l’IECM s’appuie sur une rigueur d’ingénieur, de dirigeant et de scientifique, appliquée à un domaine qu’on aborde trop souvent sans elle. Elle s’appuie sur les résultats expérimentaux de milliers d’essais et en explique également les échecs. Elle exclut également tout discours ésotérique — aucune référence à des civilisations disparues, des énergies mystérieuses ou des symboles initiatiques.
Concrètement, la méthode de l’IECM couvre :
- les buts qu’il est raisonnablement possible d’atteindre ;
- ce qu’il faut faire, et ce qu’il faut éviter de faire ;
- ce qui fonctionne, et ce qui ne fonctionne pas ;
- les règles et les constantes du monde astral ;
- l’organisation des différents mondes, que nous appelons les « alter mondes » ;
- les précautions à connaître avant de s’engager ;
- l’entraînement et les réflexes à développer, séance après séance.
Ce cadre donne des repères. Il ne dispense pas de l’engagement personnel : comme un violoniste qui doit s’exercer plusieurs heures chaque jour pour espérer devenir virtuose, le résultat dépendra toujours de l’assiduité et du sérieux de celui qui pratique — jamais de la seule méthode, aussi rigoureuse soit-elle.
Le lieu d'accueil des stagiaires, à Flayosc
Les stages de l’IECM se déroulent à Flayosc, dans le Var, dans une propriété pensée pour accueillir dans de bonnes conditions un travail qui demande du calme et de la concentration.
Parmi les salles de formation, une pièce voûtée en pierre ancienne est équipée d’un écran pour projeter les supports de cours. Elle se prête particulièrement bien à certains exercices de sortie hors du corps qui se pratiquent mieux dans l’obscurité. Cette pénombre n’est pas un défaut du lieu mais un choix fonctionnel, pensé pour le travail précis qui s’y déroule plutôt que pour l’effet qu’elle produit.
L’ensemble compose un lieu à la fois sérieux dans sa fonction et accueillant dans son atmosphère — ni un centre de séminaire impersonnel, ni un décor de circonstance monté pour l’occasion.
Jusque dans les détails, le lieu garde cette simplicité assumée : une plante, une fleur du jardin, suffisent à évoquer le calme du Midi sans qu’il soit besoin d’en rajouter.
Le reste de la propriété offre un cadre plus détendu, pour les temps de pause entre les sessions : un salon avec cheminée pour se retrouver au calme, une terrasse abritée sous une tonnelle, et une vue dégagée sur le terrain environnant, propice à souffler entre deux exercices.
On vient à Flayosc pour travailler, dans un cadre où l’on se sent aussi, tout simplement, bien reçu.